10 septembre 2021 à 10h30
Atelier : "Quelques échos du 11 septembre"

Cet atelier propose de revenir sur les attentats du 11 septembre 2001 sur le World Trade Center et de réfléchir, plus spécifiquement, sur les tensions que l’événement a pu entraîner dans les discours identitaires du début du XXIe siècle. Est-ce que le tragique événement a pu marquer une certaine désillusion à l’égard de la promesse d’universalité célébrée dans la seconde moitié du XXe siècle, notamment dans la foulée de la chute du Mur de Berlin? Comment recomposer le discours d’ouverture à l’autre, la valorisation de la rencontre et des identités métissées, hybrides, de la création d’une société interculturelle, voire transculturelle? En même temps qu’on assiste à des déplacements de plus en plus importants des populations dans le monde, on remarque un repli de plus en plus marqué de groupes qui se sentent menacés dans l’affirmation de leur propre identité. C’est l’expression de cette tension entre ouverture et replis que nous cherchons à relever dans certaines oeuvres littéraires et à comprendre comme autant d’échos du 11 septembre 2001.

Co-organisé par Jimmy Thibeault, Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et francophones, Université Sainte-Anne et 
Bertrand Gervais, Observatoire de l’imaginaire contemporain, Université du Québec à Montréal

L’atelier sera bimodal. Il aura lieu, pour les intervenants présents, au J-4935 de l’Université du Québec à Montréal, ainsi que sur zoom.
Lien zoom : https://uqam.zoom.us/j/89363499900

Pour de plus amples informations, veuillez lire cet article dans les Actualités de UQAM.

Notices biographiques

Hélène Destrempes est professeure titulaire au département d’études françaises de l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, où elle enseigne la littérature québécoise et l’approche interculturelle en analyse littéraire. Ses recherches actuelles portent sur les questions d’interculturalité et, plus spécifiquement, sur celle de la représentation des Autochtones dans la littérature québécoise. Elle s’intéresse également au discours littéraire autochtone, au sujet duquel elle a publié de nombreux articles et chapitres de collectifs.

Robert Dion est professeur de littératures québécoise et française à l’Université du Québec à Montréal. Il s’intéresse aux écritures du réel, biographiques et historiques notamment. Il a fait paraître Des fictions sans fiction ou le partage du réel(PUM, 2018 ; finaliste au prix Victor-Barbeau) et vient de publier un dossier de la revue Littérature sur La fiction en personne (Armand Colin, 2021).

Professeur titulaire au Département d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal, Bertrand Gervais est le titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les arts et les littératures numériques, ainsi que le directeur du NT2. Il est le chercheur principal du partenariat CRSH Littérature québécoise mobile (2019-2024).

Jean Morency est professeur titulaire au département d’études françaises de l’Université de Moncton. Son principal champ de recherche est la question de l’américanité de la littérature québécoise, à laquelle il a consacré deux ouvrages, Lemythe américain dans les fictions d'Amérique. De Washington Irving à Jacques Poulin (1994) et La littérature québécoise dans le contexte américain (Québec, 2012), ainsi que de nombreux articles savants et chapitres de collectifs.

Désiré Nyela est professeur titulaire au Département d’études françaises de l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse. Ses travaux portent sur les littératures francophones et sur les littératures populaires. Il fera paraître en novembre 2021 un ouvrage intitulé Les littératures de la traversée chez Karthala dans la collection « Lettres du Sud ».

François Paré est Distinguished professor emeritus au département d’études françaises de l’Université de Waterloo (Ontario) et membre de la Société Royale du Canada. Ses travaux portes sur les questions d’identité, de minorisation et de filiation dans les littératures francophones en Amérique.

Jimmy Thibeault est professeur agrégé au Département des études françaises de l’Université Sainte-Anne où il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et francophones. Il est le chercheur principal du projet CRSH Les échos du 11 septembre 2001 dans les imaginaires sociaux au Canada (2021-2026).

Formée en anthropologie linguistique, Chantal White est professeure de linguistique et de langue au Département d’études françaises de l’Université Sainte-Anne. Ses travaux portent principalement sur les idéologies et les représentations linguistiques en milieux minoritaires et en situation de contact de langue, telles qu’elles se manifestent dans les médias communautaires traditionnels (la radio et la presse écrite).

Date de l'événement vendredi 10 septembre 2021 à 10h30
Lieu Webinaire/Vidéoconférence

Agenda

10h30

Quelques remarques sur la représentation des attentats du 11 septembre »

Bertrand Gervais, Université du Québec à Montréal

10h40

La littérature québécoise contemporaine et les chantiers de la mémoire

Robert Dion, Université du Québec à Montréal

10h50

L’imaginaire de l’« avant » 11 septembre 2001 : recomposer la fin du siècle dans La logeuse d’Éric Dupont

Jimmy Thibeault, Université Sainte-Anne

11h20

Enfant, filiation et violences de l’histoire : Lignes de Failles de Nancy Huston

François Paré, Université of Waterloo

11h30

Esthétique du désenchantement et perspective janusienne dans le roman Dans l’oeil du soleil de Deni Ellis Béchard

Hélène Destrempes, Université de Moncton

11h40

Un passeur nommé Laferrière

Désiré Nyela, Université Sainte-Anne

12h10

Quelques échos du 11 septembre 2001 dans le roman québécois contemporain: l’apocalypse, comme si vous y étiez (moi, j’y étais)

Jean Morency, Université de Moncton

12h20

« Sa voix allait remplacer la kalashnikov ». Quand les terroristes parleront comme nous, il n’y aura plus de guerre?

Chantal White, Université Sainte-Anne