Les jeux intérieurs préviennent l’obésité infantile, indique une nouvelle recherche

Les sports organisés ne sont pas les seules activités bénéfiques pour la santé des enfants, selon la chercheuse du Centre PERFORM Caroline Fitzpatrick.

Montréal, le 13 novembre 2018 – D’après une nouvelle étude dont les résultats ont été publiés dans la revue American Journal of Health PromotionAmerican Journal of Health Promotion, les enfants qui ont accès à du matériel de jeu intérieur profitent de bienfaits substantiels pour la santé – dont un gain pondéral moindre – par comparaison aux enfants qui n’ont pas cet avantage.

« Nous voulions voir si le simple fait de jouer – c’est-à-dire exercer un effort physique modéré, sans nécessairement induire une forte augmentation de la fréquence cardiaque – était suffisant pour obtenir chez les enfants un certain effet protecteur contre le gain de poids », explique Caroline Fitzpatrick, chercheuse membre du Centre PERFORM, professeure adjointe de sciences sociales à l’Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, et auteure principale de l’étude.

Se servant des résultats d’une vaste recherche menée par sa collègue du Centre PERFORM Tracie Barnett, coauteure, chercheuse à l’hôpital Sainte-Justine et professeure à l’INRS-Institut Armand-Frappier, la Pre Fitzpatrick et ses collaboratrices ont analysé les données relatives à 512 élèves présentant un risque d’obésité (c’est-à-dire, dont un ou les deux parents sont obèses), regroupés dans 296 écoles primaires de la région de Montréal.

Les chercheuses ont constaté que les enfants inscrits dans les écoles où l’on trouvait l’environnement de jeu intérieur le plus varié présentaient une masse grasse plus faible et un plus petit tour de taille que les enfants des établissements scolaires où le cadre de jeu était le moins varié.

« L’examen du matériel de jeu dans les écoles est un domaine d’études relativement nouveau. Tout d’abord, nous voulions savoir s’il existait des différences notables entre les établissements scolaires », précise-t-elle.

Or, il se trouve que oui. Les écoles ont été classées en quatre catégories par un kinésiologue dûment formé, selon la variété et la qualité de l’équipement ludique intérieur et extérieur. 

« Nous avons observé des différences importantes lorsque nous avons comparé les enfants des écoles où l’accès à un matériel de jeu était le plus limité dans l’ensemble à ceux des écoles présentant un accès acceptable à un équipement extérieur ainsi que le meilleur accès à un équipement intérieur. »

Les établissements scolaires constituent un environnement idéal pour mener ce genre d’étude, poursuit-elle. Compte tenu du temps que les enfants passent à l’école, la probabilité que l’environnement scolaire joue un rôle dans le développement physique des enfants – notamment en ce qui a trait au gain de poids – est très élevée.

L’exercice : un aspect négligé

Toutefois, des facteurs culturels, sociaux et autres réduisent le temps consacré à l’activité physique chez les enfants, à l’école comme à la maison.

Les écoles consacrent moins d’heures par jour à l’activité physique, les parents sont de plus en plus préoccupés par le risque de blessures, et on alloue de moins en moins d’espace à l’activité ludique. De plus, il faut composer avec l’attraction persistante des appareils à écran, comme la télévision, le téléphone intelligent et la tablette, qui accaparent aussi temps et attention.

Fort heureusement, il est relativement facile de mettre en place des outils pour favoriser l’activité ludique non structurée, souligne la Pre Fitzpatrick.

« L’obésité infantile est naturellement liée à de nombreux facteurs, ajoute-t-elle. Certains sont génétiques, d’autres sont de nature psychologique ou familiale, voire communautaire. Toutefois, plusieurs facteurs environnementaux – comme l’accès à du matériel ludique que l’on donne aux enfants en milieu scolaire – sont faciles à modifier, contrairement à des aspects comme la pollution de l’air, la pauvreté et l’hérédité. »

La chercheuse souligne en outre qu’investir dans du matériel de jeu intérieur simple, comme des planches à roulettes, des cerceaux, des trampolines, des monocycles, des quilles à jongler, des bâtons du diable et des murs d’escalade, pourrait être un moyen très rentable d’atténuer les problèmes de santé à long terme.

« Les jeux intérieurs pourraient non seulement favoriser une perte de poids, mais aussi contribuer à réduire le stress chez les enfants, conclut-elle. Ils pourraient en outre procurer d’autres bienfaits que nous n’avons pas encore examinés. »

L’étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada, la Fondation des maladies du cœur du Canada et le Fonds de la recherche en santé du Québec.

Appel à l’action

Lisez le compte rendu intégral de l’étude icicompte rendu intégral de l’étude ici.

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Indoor play keeps child obesity away, new research shows

Organized sports are not the only activities that benefit children’s health, according to PERFORM Centre researcher Caroline Fitzpatrick.

Montreal, November 13 An active child is, generally speaking, a healthy child. And kids don’t need a whole lot to be active.

A new study in the American Journal of Health Promotionthe American Journal of Health Promotion suggests that children who have access to indoor play equipment show substantial health benefits, including less weight gain, than children who do not.

“We were interested in seeing if just playing — being mildly active, without necessarily getting a high increase in heart rate — was good enough to have some kind of protective effort on children’s weight gain,” says lead author Dr. Caroline Fitzpatrick, a research member at Concordia’s PERFORM Centre and an assistant professor of social science at Université Ste-Anne in Nova Scotia. 

Using data from a large study led by her PERFORM Centre colleague and co-author Dr. Tracie Barnett, a researcher at Sainte-Justine and professor at INRS-Institut Armand-Frappier, Prof. Fitzpatrick and her colleagues analyzed 512 students considered at risk of obesity clustered in 296 Montreal-area elementary schools. The at-risk students had either one or two parents considered obese. 

They found that children enrolled in schools with the most varied indoor play environment had lower overall body fat and smaller waists than children at schools with the least varied environment.

“Looking at schools’ play equipment is a relatively new area of study, so we wanted to see, first of all, do meaningful differences exist among these schools?” she says.

Indeed they do. The schools were classified into four categories depending on the variety and the quality of indoor and outdoor equipment, which was scored by a trained kinesiologist.

“We found significant differences when we compared the schools where the kids had the least overall access to play equipment to the children that had a fair amount of access to outdoor equipment and the best access to indoor equipment.”

Schools, she adds, were an ideal environment to carry out this kind of study. The amount of time kids spend there means the school environment very likely plays a role in how they develop physically, including weight gain.

Exercise under pressure

However, cultural, social and other factors are cutting into the amount of time kids can spend being active, at school and at home.

Schools are devoting fewer hours in the day to physical activity, parents are increasingly worried about injuries, and fewer areas are being set aside as play spaces. Then there is the persistent attraction of screen-based technologies like television, smart phones and tablets that compete for a child’s time and attention.

The good news, says Fitzpatrick, is that providing tools for unstructured active play is relatively easy.

“Childhood obesity is obviously a combination of many factors,” she adds. “Some are genetic, some are psychological, some are within the family and some are in the community. But some of the environmental factors are easily modifiable: how much play equipment children have access to at school is something that’s easy to change, compared to air pollution, poverty or genetics. 

She also notes that investing in simple indoor play equipment like skateboards, hula-hoops, trampolines, unicycles, juggling pins, devil sticks and climbing walls could be highly cost-effective in offsetting long-term health problems. 

“Indoor play might be linked to decreased weight but it might also be reducing stress levels in children,” she says. “It might have some other positive benefits that we haven’t examined yet.” 

The Canadian Institutes of Health Research, the Heart and Stroke Foundation of Canada and the Fonds de recherche du Québec—Santé helped fund this study. 

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Read the full study herefull study here.

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