Pointe-de-l’Église (N.-É.), le 17 février 2026 - Poursuivre des études universitaires dans une langue seconde demande persévérance et engagement. Pour Joseph Rapp, étudiant de quatrième année au baccalauréat en administration des affaires à l’Université Sainte-Anne, ce défi fait partie intégrante de son parcours et de sa vision pour l’avenir.
« J’aime toujours me donner de nouveaux défis. J’ai vu que je pourrais étudier en français, alors j’ai décidé : pourquoi pas. »
Originaire de Port Hawkesbury (N-É), Joseph Rapp a suivi tout son parcours scolaire en immersion française, du primaire jusqu’à la fin du secondaire. Toutefois, en voyant plusieurs amis perdre leur français après leurs études secondaires, il a souhaité éviter ce scénario. « Je ne voulais pas que ça m’arrive. J’ai décidé de continuer mon éducation en français, ici à Sainte-Anne. »
À ses yeux, ce choix représentait un avantage clair pour son avenir professionnel et personnel. Étudier dans une communauté rurale francophone lui a permis de pratiquer le français bien au-delà de la salle de classe. Le contexte l’encourage à utiliser la langue au quotidien, que ce soit au supermarché, au restaurant ou dans ses interactions courantes, une immersion naturelle qui a grandement contribué à renforcer sa confiance et ses compétences linguistiques.
Les débuts à l’Université Sainte-Anne ont toutefois été tout un défi. Inscrit à l’option immersion française intégrée, il suivait à la fois des cours de français langue seconde et des cours d’administration entièrement en français, devant à la fois absorber la matière et la comprendre dans une langue qui n’était pas la sienne. Au départ, Joseph reconnaît qu’il avait de la difficulté à comprendre tout ce que ses professeurs disaient.
Il souligne les attentes particulièrement élevées auxquelles doivent répondre les étudiants en immersion. « On avait des quiz presque à chaque cours. C’était difficile, mais ça m’a forcé à apprendre le français avant de continuer dans les cours de français langue première. » Cette rigueur lui a permis de gagner en assurance. « À la fin, je me sentais assez accompli d’avoir réussi ça. Je le referais de nouveau si je pouvais. »
Avec le temps, Joseph s’est de plus en plus impliqué dans la vie étudiante, notamment dans l’équipe de cross-country et au sein de l’Association générale des étudiant.e.s de l'Université Sainte-Anne (AGÉUSA), où il a occupé les postes de vice-président administratif et de président.
Son parcours lui a également permis d’accéder à plusieurs occasions d’emploi en français, y compris à l’école d’immersion de Sainte-Anne ainsi que dans un emploi consacré au développement et au soutien de la communauté acadienne de Chéticamp.
« Avant, j’hésitais à postuler à des emplois en français parce que je ne pensais pas que mon français était assez bon. Maintenant, je me sens complètement à l’aise de travailler en français dans le futur. »
Alors qu’il s’apprête à terminer son baccalauréat ce printemps, Joseph prévoit poursuivre ses études supérieures en français en présentant sa candidature à l’école de droit. Pour lui, continuer à évoluer dans sa deuxième langue n’est plus un défi à surmonter, mais un choix assumé.
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