Pointe-de-l’Église (N.-É.), le 11 février 2026 - Entrer en médecine est déjà un accomplissement en soi. Le faire en même temps que sa sœur est plus rare. C’est le cas d’Elsa et Stéphie Leka, dont le parcours commun a pris forme à l’Université Sainte-Anne, où elles ont toutes deux complété le diplôme du programme préparatoire en sciences de la santé ; Elsa en 2022 et Stéphie en 2024.
« Partager cette étape avec ma sœur, c’est un vrai privilège. Tout ce que je vais vivre, elle l’a déjà vécu avant moi, et ça me prépare énormément, » explique Stéphie.
Établies dans la région depuis 2017, Elsa et Stéphie ont naturellement choisi de commencer leurs études universitaires à l’Université Sainte-Anne. Le campus à la Pointe-de-l’Église leur offrait un environnement rassurant, propice à la transition entre le secondaire et des études universitaires exigeantes. Aujourd’hui, Elsa terminera son doctorat en médecine en 2027, tandis que Stéphie poursuivra le sien jusqu’en 2029.
À Sainte-Anne, les deux sœurs ont rapidement constaté les avantages d’un milieu où l’encadrement est étroit et les relations humaines centrales. « Tout le monde se connaît, tu connais tes professeurs et tes camarades, parce que vous cheminez ensemble. Ça crée un vrai esprit de groupe, et l’apprentissage se fait plus facilement grâce à l’entraide, » Stéphie indique.
Sur le plan académique, la formation reçue à Sainte-Anne leur a permis de bâtir des bases solides. Mais au-delà des cours, l’université leur a aussi offert l’occasion de s’impliquer dans la vie étudiante et communautaire, un aspect qui a enrichi leur dossier et leur compréhension du rôle social du futur médecin. Ces expériences, souvent valorisées dans les processus d’admission en médecine, ont contribué à façonner leur profil.
Étudier en français a également joué un rôle déterminant dans leur parcours. Pour Elsa et Stéphie, il était essentiel de poursuivre leurs études dans leur langue maternelle le plus longtemps possible. Cette continuité linguistique a renforcé leur confiance et leur aisance académique, tout en leur permettant de développer un vocabulaire scientifique précis en français, un atout pour offrir des soins dans des communautés francophones.
Ayant grandi au Cameroun, les deux sœurs apportent à leur parcours en médecine une sensibilité particulière aux enjeux de diversité culturelle. Elles considèrent la capacité de comprendre le contexte culturel d’un patient comme une composante essentielle des soins, au même titre que l’examen clinique ou le diagnostic.
Selon Stéphie : « Il y a de plus en plus d’immigrants dans la région, et ils ont leur propre réalité. Ce sont des enjeux auxquels on ne pense pas toujours si on n’y a jamais été exposé. Puis nous, on a peut-être déjà eu cette exposition là. Donc ce sera aussi un atout pour la région d'avoir des médecins comme nous plus tard. »
Cette sensibilité à la dimension humaine de la médecine s’est construite au fil de leur parcours. Leur mère les a encouragées en leur rappelant une idée simple, mais marquante : « Va à l’école sachant que plus tard, tu vas devoir soigner des familles. » Une phrase qui, selon elles, donne tout son sens à leurs études et à leur engagement. La médecine ne se limite pas aux diagnostics et aux traitements ; elle repose aussi sur l’écoute, la compréhension et la responsabilité envers les communautés desservies.
Dans un programme aussi exigeant que la médecine, ce soutien mutuel entre sœurs fait une réelle différence. Elsa a pu guider Stéphie à travers certaines étapes clés, tandis que Stéphie a apporté un regard neuf et un soutien constant. « Il faut savoir continuer malgré tout », résume Elsa.
Pour plus d'informations
Si vous souhaitez poursuivre une carrière en santé, contactez nous à l'adresse :
