Pointe-de-l’Église (N.-É.), le 4 février 2026 - Pour Dre Carolanne Martel, devenir vétérinaire n’a jamais été une question de si, mais plutôt de comment.
« Je ne me souviens pas d’un moment précis où j’ai décidé de devenir vétérinaire. Depuis que je sais c’est quoi le métier, c’est ce que je voulais faire », confie-t-elle avec un sourire. Ayant grandi sur une ferme bovine, sa vocation s’est développée naturellement : d’abord par l’amour des animaux, puis par un intérêt grandissant pour la médecine.
Originaire d’une petite communauté francophone du nord du Nouveau-Brunswick, Dre Martel savait une chose avec certitude à la fin du secondaire : elle voulait poursuivre ses études postsecondaires en français. « Le français, c’est ma langue maternelle. C’était primordial pour moi d’étudier le plus longtemps possible dans ma langue », explique-t-elle. C’est ce désir qui l’a menée à l’Université Sainte-Anne, où elle s’est inscrite au Diplôme préparatoire en sciences de la santé (études en médecine vétérinaire).
Arriver à Sainte-Anne représentait un grand changement : loin de la maison, dans une nouvelle province, avec un programme exigeant. Pourtant, le sentiment d’appartenance s’est installé rapidement.
« Je me suis sentie chez moi très vite. J’ai rencontré des gens de communautés francophones semblables à la mienne, mais aussi d’un peu partout en Atlantique. »
Le diplôme préparatoire en médecine vétérinaire a été un pilier de sa formation académique. Les cours en biologie, microbiologie et sciences animales lui ont fourni une base solide pour la suite de son parcours, tout en développant des compétences essentielles : discipline, autonomie et gestion du temps. « Le programme est exigeant, et ça prépare vraiment bien à l’intensité des études en médecine vétérinaire », souligne-t-elle. Étudier en français lui a aussi permis de consolider ses acquis, tout en gagnant l’assurance nécessaire grâce aux cours d’anglais pour poursuivre ensuite des études dans un environnement anglophone à l'Atlantic Veterinary College.
Le programme lui a aussi ouvert la porte à de nombreuses expériences concrètes. À Sainte-Anne, elle s’est initiée à la recherche, notamment en travaillant avec de petites nyctales aux côtés du professeur Shawn Craik. Elle a aussi fait du bénévolat dans un centre de réhabilitation d’animaux sauvages.
Aujourd’hui vétérinaire en milieu rural au Evangeline Animal Hospital à Clare, Dre Martel apprécie la diversité de son quotidien : les urgences, les chirurgies, les diagnostics complexes, mais surtout le lien avec les propriétaires.
« Il n'y a pas un animal qui franchit les portes de la clinique lui-même. Il faut aussi accompagner les gens, souvent dans des moments difficiles. La communication et l’empathie sont essentielles pour bâtir une relation de confiance. »
Parmi ses souvenirs marquants figurent aussi des expériences à l’international : en Afrique du Sud, en Grèce et au Kenya, où elle a travaillé avec des vétérinaires auprès d’animaux sauvages, allant des girafes aux rhinocéros. Des occasions uniques qui illustrent l’éventail de possibilités qu’offre la médecine vétérinaire.
Aux étudiantes et étudiants qui envisagent le Diplôme préparatoire en sciences de la santé (études en médecine vétérinaire) à l’Université Sainte-Anne, Dre Martel offre un conseil simple : persévérer et rester fidèle à soi-même. « Les bonnes notes sont importantes, mais ce ne sont pas les seules choses qui comptent. Des expériences variées permettent de mieux comprendre la profession et de se démarquer. Si c’est vraiment votre passion, les efforts en valent la peine. »
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