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Affiche intitulée « Nouveau livre ». Photos de Judith Patouma et Cynthia Eid, ainsi que la couverture de leur livre Plurilinguisme et pluriculturalisme.

Pointe-de-l’Église (N.-É.), le 19 décembre 2023 — Les enseignantes et enseignants disposent désormais d’une nouvelle ressource précieuse pour l’enseignement-apprentissage en contexte de la diversité dans les salles de classe. Cet hiver voit la parution d’un nouveau livre par la professeure Judith Patouma au Département des sciences de l’éducation. La sociolinguiste et professeure de didactique des langues a coécrit Plurilinguisme et pluriculturalisme avec Cynthia Eid, présidente de la Fédération internationale des professeurs de français.

Plurilinguisme et pluriculturalisme figure dans la série « Techniques et pratiques de classe » de la maison d’édition CLE International. L’ouvrage cible principalement les enseignants du français, mais peut également servir de référence pour ceux intéressés à l’éducation pluriculturelle ou plurilingue. Le livre est actuellement en vente au Magasin campus de l'Université Sainte-Anne.

Pour les éducateurs canadiens, l’ajout de ce manuel est plus pertinent que jamais. Selon une synthèse analytique de Statistique Canada, le nombre de personnes au Canada qui parlent principalement une troisième langue à la maison n’a cessé d’augmenter au cours des 30 dernières années. S’appuyant sur les données du recensement de 2021, cet article indique que cela représente 4,6 millions de personnes résidant au Canada, soit environ 12 % de la population.

Survol du contenu

En première partie, ce manuel présente aux lecteurs les fondements théoriques de l’éducation du français plurilingue et pluriculturelle. Ensuite, il offre des fiches pédagogiques plurilingues et pluriculturelles pour l’intégration de cette approche en classe. En troisième partie, il conclut avec 10 témoignages d’enseignants provenant de 10 différents pays. Ils parlent de leurs expériences d’incorporer ces approches dans leurs salles de classe. Certaines pratiques décrites dans le livre peuvent sembler familières aux éducateurs : cependant, le fait de connaître les fondements théoriques de ces pratiques, accompagné de fiches pédagogiques très détaillées, permettra aux éducateurs de les développer afin d’obtenir de meilleurs résultats.

« Ce lien fort entre théorie et pratiques montre qu’il est possible d’articuler les recherches scientifiques et les possibilités pédagogiques de façon efficace… », avance la chercheuse et professeure des Universités Nathalie Auger (Université Montpellier III, France) dans sa préface du livre.

Selon les autrices, les apprenants qui bénéficient d’une éducation plurilingue et pluriculturelle auront l’occasion de cultiver une bienveillance aux langues et aux cultures. Les locuteurs pourront donc prendre conscience de la nature de leur répertoire linguistique par la reconnaissance des langues vernaculaires minorées ou moins enseignées, et acquérir une sensibilité métalinguistique. En plus de permettre chez eux un développement plurilingue et pluriculturel, les apprenants auront ainsi la possibilité d’avoir une certaine forme d’acceptation des langues voisines (du quartier, de la région, etc.).

Parcours motivant la rédaction du livre

Lorsque la professeure et administratrice accomplie Cynthia Eid l’a approché pour coécrire le livre, Judith Patouma s’est embarquée sur le projet avec enthousiasme. En plus de ses années d’expérience dans la formation d’enseignants pour l’enseignement du français langue première et seconde, la professeure Patouma est autrice de plusieurs articles scientifiques en sociolinguistique et en didactique. Cet ouvrage se range nettement dans ses champs d’intérêt de recherche, soit la médiation langagière et culturelle, le pluriculturalisme, la construction identitaire et la didactique des langues. La professeure estime que sa sensibilité accrue aux vertus de la diversité est due au fait qu’elle a grandi à l’île de la Réunion, un département français d’outre-mer (Dom) dans l’Océan Indien.  Selon elle, les peuples émanant de divers parcours culturels (et parlant différentes langues) réunis sur une petite île n’avaient pas d’autres choix que d’apprendre le vivre-ensemble. De plus, sa curiosité envers les autres langues et cultures enrichit sa propre vision du monde et influence son enseignement et ses recherches.

« Les auteurs, Cynthia Eid et Judith Patouma, ont toutes deux une longue expérience de l’enseignement du français langue étrangère et proposent aux lecteurs les ancrages théoriques et culturels qui ont non seulement droit de cité, mais sont aussi le socle des apprentissages d’une nouvelle langue, que celle-ci soit objet ou médium d’apprentissage… ».
– Natalie Auger (Université Montpellier III, France)

À propos de la recherche à l'Université Sainte-Anne 

Fière de son caractère francophone, l'Université Sainte-Anne constitue un foyer unique en son genre pour l'apprentissage, la recherche, l'innovation et l'épanouissement en français. En effet, ancrée dans l'Acadie de la Nouvelle-Écosse, l'Université se focalise sur la création et la mobilisation de savoirs nouveaux dans une variété de domaines de pointe particulièrement pertinents pour notre époque. L'Université Sainte-Anne souhaite soutenir une culture de recherche concertée et dynamique, de façon à favoriser le rayonnement et la mise en œuvre de savoirs vitaux et novateurs, destinés à répondre aux besoins de la communauté locale, de la société acadienne et d'un monde en constante mutation. 

Pour plus d'information  

Bureau de la recherche   
Université Sainte-Anne  
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le Centre acadien a procédé hier après-midi à sa réouverture après trois ans de fermeture. L’évènement a permis au Centre de faire découvrir ses installations aux invités d’honneur, ainsi qu’aux représentants et représentantes du gouvernement provincial, des organismes communautaires et de la grande communauté acadienne locale.

La réouverture officielle, qui a eu lieu à la Bibliothèque Louis-R.-Comeau et qui comprenait des discours de différents intervenants et intervenantes, était suivie d’une visite des lieux et d’une réception dans les locaux du Centre acadien. Près de 90 personnes étaient présentes.

« Après trois années d'absence, le Centre acadien rouvre ses portes, non seulement en tant qu'institution, mais en tant que symbole vivant de résilience, de détermination, de collaboration et d’ouverture du patrimoine acadien sur le monde », expliquait Matthias Duc, directeur du Centre acadien.

Rappelons que le Centre acadien est un centre d’archives fondé en 1972 par J. Alphonse Deveau, historien, écrivain, professeur d’école et pionnier en études acadiennes. Il détient d'importantes collections: des fonds d’archives dont certains datent de l’établissement des Acadiens en Nouvelle-Écosse, une base de données généalogique des familles acadiennes de Clare et un fonds documentaire sur l’Acadie.

Il est maintenant doté d’un triple mandat ; la collecte d’archives acadiennes néo-écossaises; l’évaluation, la description, la classification, l’indexation et l’entreposage des archives pour leur conservation; et, la valorisation des archives par la diffusion de l’information.

Il a un nouveau plan d’affaires centré sur sa mission archivistique, un appui financier du ministère des Communautés, de la Culture, du Tourisme et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse et un archiviste, Matthias Duc, à sa direction.

Alors que l’Acadie du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse se prépare à accueillir le @lecma2024, un évènement qui rassemblera la diaspora acadienne des quatre coins du monde, le calendrier du Centre acadien ne pourrait pas être plus juste.

Le Centre acadien a procédé hier après-midi à sa réouverture après trois ans de fermeture. L’évènement a permis au Centre de faire découvrir ses installations aux invités d’honneur, ainsi qu’aux représentants et représentantes du gouvernement provincial, des organismes communautaires et de la grande communauté acadienne locale.

La réouverture officielle, qui a eu lieu à la Bibliothèque Louis-R.-Comeau et qui comprenait des discours de différents intervenants et intervenantes, était suivie d’une visite des lieux et d’une réception dans les locaux du Centre acadien. Près de 90 personnes étaient présentes.

« Après trois années d'absence, le Centre acadien rouvre ses portes, non seulement en tant qu'institution, mais en tant que symbole vivant de résilience, de détermination, de collaboration et d’ouverture du patrimoine acadien sur le monde », expliquait Matthias Duc, directeur du Centre acadien.

Rappelons que le Centre acadien est un centre d’archives fondé en 1972 par J. Alphonse Deveau, historien, écrivain, professeur d’école et pionnier en études acadiennes. Il détient d'importantes collections: des fonds d’archives dont certains datent de l’établissement des Acadiens en Nouvelle-Écosse, une base de données généalogique des familles acadiennes de Clare et un fonds documentaire sur l’Acadie.

Il est maintenant doté d’un triple mandat ; la collecte d’archives acadiennes néo-écossaises; l’évaluation, la description, la classification, l’indexation et l’entreposage des archives pour leur conservation; et, la valorisation des archives par la diffusion de l’information.

Il a un nouveau plan d’affaires centré sur sa mission archivistique, un appui financier du ministère des Communautés, de la Culture, du Tourisme et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse et un archiviste, Matthias Duc, à sa direction.

Alors que l’Acadie du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse se prépare à accueillir le @lecma2024, un évènement qui rassemblera la diaspora acadienne des quatre coins du monde, le calendrier du Centre acadien ne pourrait pas être plus juste.