Benoit Doyon-Gosselin donnera une conférence à l’Université Sainte-Anne le 17 mars prochain

Pointe-de-l'Église (N.-É.), le 11 mars 2020 – La Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et francophones (CRÉAF) et le Département d'études françaises de l'Université Sainte-Anne vous invitent à la troisième conférence de la série des « grandes conférences de l'Université Sainte-Anne » pour l'année 2019-2020 qui sera donnée par Benoit Doyon-Gosselin.

La conférence intitulée « Géocritique de Moncton » aura lieu le mardi 17 mars à 19h00 à la salle Marc Lescarbot au campus de Pointe-de-l'Église et sera disponible en Facebook Live sur le compte de l'Université Sainte-Annecompte de l'Université Sainte-Anne.

La conférence portera sur le fait que la littérature – ses différents discours constituants – fournit à sa façon un complément, non plutôt un supplément, à la géographie locale. Elle ajoute un imaginaire à une réalité spatiale souvent inachevée ou à tout le moins défaillante. La littérature transcrit une expérience des lieux, critique et parfois transforme la réalité.

L'étude de l'expérience multiple des lieux par et dans la création, littéraire ou autre, se nomme la géocritique. Pour Bertrand Westphal, maître-d'œuvre de cette approche, celle-ci permet de « sonder les espaces humains que les arts mimétiques agencent par et dans le texte, par et dans l'image, ainsi que les interactions culturelles qui se nouent sous leur patronage » (Westphal 2007: 17). Cette approche tente de mieux saisir les identités culturelles. D'ailleurs, il s'agit « d'une véritable dialectique (espace-littérature-espace) qui implique que l'espace se transforme à son tour en fonction du texte qui, antérieurement, l'avait assimilé » (Westphal 2000 : 21). Ainsi, « l'enjeu principal de la géocritique n'est pas d'assurer la médiation vers une œuvre désignée. La géocritique permet d'abord de cerner la dimension littéraire des lieux, de dresser une cartographie fictionnelle des espaces humains » (32).

Lorsqu'on est géocriticien, il devient pertinent de lire la spatialité de Moncton à travers différentes œuvres acadiennes, francophones et même anglophones sans toutefois se limiter aux seuls textes littéraires. Moncton est donc l'objet d'étude de Benoit Doyon-Gosselin. Comment cette ville a-t-elle été construite par les créateurs et les créatrices? Comment s'est-elle transformée? Prenant la forme d'un essai en chantier, sa conférence combinera une réflexion critique à un regard personnel et parfois fictionnel sur cette ville.

À propos de Benoit Doyon-Gosselin

Benoit Doyon-Gosselin est professeur agrégé et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et milieux minoritaires à l'Université de Moncton. Il est l'auteur d'une monographie intitulée Pour une herméneutique de l'espace. L'œuvre romanesque de J.R. Léveillé et France Daigle. Deux collectifs sont parus sous la direction : Les institutions littéraires en question dans la Franco-Amérique et Portrait de l'artiste en intellectuel. En 2018, il a fait paraître Lettres à mon ami américain, une édition annotée de la correspondance de Gérald Leblanc. Ses domaines de recherche sont la littérature acadienne et les littératures francophones en milieu minoritaire. Il s'intéresse à la sociologie de la littérature et aux liens entre l'espace et la littérature. Il est membre du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la Société royale du Canada depuis 2015. Il dirige @nalysesRevue des littératures franco-canadiennes et québécoise depuis 2018.

*Résumé de la conférence et biographie fournis par le conférencier

À propos de l'Université Sainte-Anne

L'Université Sainte-Anne, la seule université francophone en Nouvelle-Écosse, offre des programmes d'études universitaires et collégiales ainsi que des programmes d'immersion et de formation sur mesure en français langue seconde. Reconnue pour l'excellence de ses programmes et son milieu de vie unique et exceptionnel, elle offre des occasions d'apprentissage expérientiel favorisant l'engagement et la réussite des étudiants et un contexte favorable à l'établissement d'une culture d'excellence en recherche et en développement. Résolument ancrée dans son milieu, elle est un partenaire de choix pour accroître la vitalité des régions entourant ses campus et de l'Acadie de la Nouvelle-Écosse dans son ensemble.

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